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Patrick CHAM

Ailier

Racing Club de France (1986-1988) - Levallois Sporting Club (1991-1995)

PARLEZ-NOUS DE VOTRE PARCOURS AU SEIN DU BASKET FRANCILIEN ?

J’ai réellement débuté ma carrière de basketteur pro en 1976, lorsque j’ai signé au Stade Français, qui était à cette époque une très grande équipe de basket. J’y suis resté 10 ans, jusqu’en 1986. Ce furent des années inoubliables où le Stade Français dominait véritablement la scène du basket parisien.En fait, je suis arrivé directement de la Guadeloupe, dont je suis natif. Enfant, j’habitais à deux pas d’un stade de basket où je jouais tous les jours avec mes cousins. On a grandi ensemble et c’est eux qui m’ont tout naturellement initié et converti au basket. C’est d’ailleurs le père de Kevin Cham, mon cousin germain, qui m’a emmené au basket la première fois. Vers l’âge de 15 ans, Georges Ithany, qui était en vacances aux Antilles, m’a vu jouer un jour et a cru en mon potentiel. Et c’est comme ça qu’a commencé ma carrière de basket à Paris.Je garde de très bons souvenirs de mes années au Stade Français. A cette époque, j’ai joué avec Hervé Dubuisson, Victor Boistol et je fréquentais le Lycée Claude Bernard avec Pascal Legitimus et toute la bande. On se retrouvait souvent à la Brasserie des deux stades, face à Jean Bouin.Ce n’est que 5 ans plus tard, à partir de 1991, que j’ai rejoint le LSC Basket Levallois. J’y ai passé d’autres très belles années de ma carrière basket puisque j’ai accompagné Levallois dans sa montée en Jeep ELITE. Quand je suis arrivé à Levallois, l’objectif qui nous avait été fixé, était la montée en Jeep ELITE. Objectif que nous avons rapidement atteint, puisqu’ avec Terence Stansbury, Eric Fleury, le meneur, ou encore Christian Garnier, on a gagné 21 matchs d’affilée, en 1991-92. Et dès fin décembre, notre montée en Jeep ELITE était assurée ! Quelle époque !J’y suis ensuite resté jusqu’en 1995, année de mes débuts en tant qu’entraineur à Levallois.

QUELS SONT VOS MEILLEURS SOUVENIRS DE CETTE ÉPOQUE ?

Mes meilleurs souvenirs, sans hésiter, sont liés à l’effervescence suscitée auprès du public francilien. Je garde un souvenir ému des matchs disputés à Bercy, quand nous jouions salle comble. Le Palais Omnisports venait d’être inauguré et on remplissait Bercy, comme par exemple lors de nos rencontres contre Antibes, Limoges ou d’autres grandes affiches. Le public vibrait avec nous !De même, quand on jouait au stade Pierre de Coubertin, il y avait bien souvent plus de 1000 personnes qui attendaient dehors et qui ne pouvaient pas rentrer.Le basket avait au début des années 80 un vrai public parisien. Nos supporters venaient de partout en Région Parisienne pour nous encourager, même de loin, d’Orléans ou de St Quentin. Le public était derrière nous. L’ambiance dans le public était incroyable. Ça faisait chaud au cœur. Si je suis arrivé dans le basket, c’est un peu par hasard. En fait, à l’origine je jouais au foot. Le mercredi et pendant les vacances scolaires, je fréquentais les Centres d’initiatives sportives à Paris, où on avait l’occasion de tester un peu tous les sports. C’est dans ce cadre là que j’ai vu pour la première fois un match de basket. Je n’avais que 10 ans, et j’ai accroché tout de suite. Et c’est véritablement lorsque j’ai assisté à une rencontre du Stade Français à Paris, où évoluait alors, entre autres, Hervé Dubuisson que je suis tombé amoureux de ce sport.

AUJOURD'HUI, POURQUOI SUPPORTEZ-VOUS LE PARIS LEVALLOIS ?

Je suis évidemment le PL de très près. Greg Beugnot, le coach, est un ami de toujours, et je connais aussi très bien JP Aubry, l’actuel Président et Christine Flamme, la Secrétaire Adjoint du PLA.Je garde toujours un œil attentif sur Levallois. Je viens saluer l’équipe dès que je peux, car j’y ai des amis avec lesquels je partage de très bons souvenirs. C’est un peu une famille en quelque sorte.

SELON VOUS, QU'EST CE QUI CONSTITUE SON IDENTITÉ, SON ADN ?

Le Paris Levallois est né de la volonté de construire une grande équipe sportive en Région Parisienne. La Ville de Levallois a notamment beaucoup fait pour l’avènement du sport en général et le sport s’est développé en même temps que la ville. C’était une fierté de pouvoir en porter les couleurs.Et tout un symbole de passer de la petite salle du palais des sports au dessus du marché, au Palais des Sport Marcel-Cerdan, flambant neuf.Les Hauts-de-Seine étaient dans les années 90 un département très actif sur la scène du basket : Nanterre, Rueil, Levallois, etc Mais c’est Levallois qui a été le réel fer de lance du basket du 92 et qui a permis au basket francilien d’être ce qu’il est aujourd’hui. La signature du PL, c’est encore ça aujourd’hui, cette volonté de tout faire pour promouvoir le sport de haut niveau et de s’en donner les moyens.

QUE PEUT-ON SOUHAITER AU PL ?

En premier lieu, je souhaite évidemment que le PL reste une grande équipe et que le club continue à se développer.A moyen terme, il faudrait toutefois que le PL devienne une équipe incontournable sur la scène européenne.Le PL a certes réalisé un beau parcours en Eurocup cette saison, mais demain, il faudrait que le club ramène un titre, une coupe. Car c’est ça que retiendra véritablement le public.

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